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Le lagunage naturel ou à microphytes
Le lagunage naturel est un procédé de traitement biologique des eaux usées se faisant dans des bassins où est maintenue une tranche d’eau de 0,8 à 1,5 m. Les microphytes, qui sont des algues, les petits animaux (protozoaires, rotifères, crustacés) et les bactéries, en présence d’oxygène, vont transformer les charges polluantes et stabiliser les boues. Les bactéries anaérobies jouent le même rôle dans les sédiments.
Avant les indépendances, les centres urbains, peu peuplés, ont été équipés de réseaux d’évacuation calculés, en général avec les normes françaises, qui ont été raccordés à des stations de traitement copiées sur le modèle européen, c’est-à-dire mécanisées, alors que les quartiers périphériques en plein développement ont été totalement oubliés.
On peut se rendre compte aujourd’hui que seulement 25 % des stations à boues activées, construites à partir des années 1960, fonctionnent de manière satisfaisante. La maintenance de ces stations et la gestion des réseaux qui y sont rattachés coûtent des fortunes. A ceci s'ajoute, dans une large majorité, l’insuffisance de l'éducation sanitaire des populations.
Le lagunage à macrophytes
Apparu à San Diego aux États Unis en 1981, il a été adapté en Afrique (à Yaoundé) à l’aide des macrophytes flottants comme la Laitue d’eau (Pistia stratiotes) par Yves Charbonnel et André Simo (brevet O.A.P.I.). Il comprend deux phases : une décantation - digestion anaérobie et un lagunage à macrophytes. Les eaux usées sont dirigées dans une simple fosse étanche dit décanteur-digesteur. Les matières solides non liquéfiables remontent à la surface et forment une croûte flottante qui au bout d’une quinzaine de jours est suffisamment importante pour empêcher l’introduction de l’oxygène de l’air et la propagation des mauvaises odeurs.
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