Parce qu’il est urgent de créer une nouvelle urbanité africaine. Une ville, qu’elle soit sous les latitudes tropicales ou non, qu’elle soit dans un pays émergeant, développé ou non, est confrontée aux mêmes problèmes, aux mêmes questions : organiser, structurer, gérer, administrer, réglementer, contrôler, penser les lieux d’urbanité que sont les espaces publics dans leurs complexités, leurs diversités de natures et d'usages. Les villes africaines sont aujourd’hui malades de l’urbanisation galopante et non maîtrisée, malades des pollutions diverses, malades du non-respect de la règle commune par les différents usagers de l’espace urbain.
Pourquoi se pencher sur ces grandes malades, pourquoi chercher les remèdes, les posologies à ces poly-pathologies ? Parce que ces villes méritent mieux.
Dans les villes africaines, certains conflits opposent souvent les usagers de l’espace public : cela va des vendeurs à la sauvette, des commerçants empiétant le domaine public, des taxis, des transporteurs qui ne respectent pas toujours les zones de stationnement quand elles existent, au particuliers qui construisent leurs habitations sur l’espace publique ou sur des sites dont ils ne sont pas propriétaires. Tous ces dysfonctionnements favorisent, le désordre, la criminalité, l’insalubrité, la création de zones hautement accidentogènes et des problèmes de circulation routière.
Qu’est-ce que l’urbanité ? D’après le Larousse, c’est la politesse, la courtoisie que donne l’usage du monde. L’urbanité c’est donc les règles de courtoisie, de bienséance, d’éducation, de savoir-vivre ; la question de l’altérité, des rencontres et d'échanges entre les personnes partageant un même destin.
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